Les promoteurs en Chine indiquent une position plus stricte dans la lutte contre les crimes financiers impliquant des cryptomonnaies, avec un accent particulier sur des outils qui augmentent l’anonymat des transactions. Un article publié dans le journal officiel du Parquet populaire suprême suggère que l’utilisation de mixers et de cryptomonnaies axées sur la confidentialité peut être interprétée comme un indice de blanchiment d’argent.
Bien que les propositions n’aient pas force de loi immédiate, elles offrent un aperçu pertinent de la direction que la pensée juridique dans le pays pourrait suivre. En pratique, ce type d’orientation a généralement une influence sur les enquêtes, les décisions judiciaires et même sur de futurs changements législatifs.
L’un des points centraux du document est la recommandation pour que les tribunaux puissent présumer une intention criminelle en cas d’utilisation récurrente de technologies rendant le traçage des transactions plus difficile. Dans ces cas, il appartiendrait à l’accusé d’apporter la preuve qu’il a utilisé ces outils pour des motifs légitimes.
La mesure représente un changement significatif dans l’approche, en transformant l’usage de ressources de confidentialité en élément de preuve potentiel. Traditionnellement, ces technologies ont été créées pour protéger les données financières et accroître la confidentialité des utilisateurs, mais elles sont désormais associées à des pratiques illégales par des régulateurs mondiaux.
Un autre point fort est la valorisation de l’analyse de la blockchain comme outil probatoire. Le document suggère que des registres publics vérifiables et des rapports techniques produits par des entreprises spécialisées pourraient être acceptés comme preuve dans des procédures judiciaires.
Dans ce modèle, des données obtenues par des explorateurs de blockchain, combinées à des techniques telles que le traçage des transactions et le mappage des flux financiers, pourraient gagner un statut de preuve d’expertise. Cela élargit le rôle de la technologie dans les enquêtes et réduit la dépendance aux méthodes traditionnelles.
En outre, les autorités discutent de la création d’une structure nationale pour gérer les cryptomonnaies saisies dans le cadre d’opérations policières. La proposition inclut une plateforme centralisée pour la garde et la liquidation de ces actifs, possiblement au moyen de ventes aux enchères réglementées.
Le débat met également en évidence une contradiction dans le système actuel : même avec l’interdiction de négocier des cryptomonnaies depuis 2021, le pays continue d’accumuler de grands volumes de ces actifs dans des enquêtes criminelles.
Des données récentes indiquent que des milliers de cas de blanchiment impliquant des cryptomonnaies ont été poursuivis dans le pays, tandis que des réseaux illégaux continuent de faire circuler des montants pertinents à l’échelle mondiale. Dans ce contexte, les propositions visent à améliorer l’efficacité des enquêtes et les critères de preuve.
Le débat sur la confidentialité financière et la surveillance reste au centre des préoccupations, alors que les gouvernements cherchent à équilibrer l’innovation technologique et le contrôle des activités illégales sur le marché des cryptomonnaies.

